Ma toile d'étoiles

03 mars 2007

histoire d'une, sans, parole

Histoire, Histoire de, Histoire de dire, Histoire d’écrire, Histoire de lire, Histoire de vivre Une histoire, L’histoire, Mon histoire, Ton histoire, Son histoire, Votre histoire, Leur histoire.

De magie, nourrir, Voir mourir, Boire d’un vif, Croire d’un vide, S’asseoir d’un rire.
Dédire ; Dire ; Redire Et vivre La fin enfin À ravir ; Venir ; Partir ; Revenir ; Revoir Et voir ; Miroir ; Le noir ; Miroir ; Miroir ; Un autre miroir.

Histoire; Histoire de ; Histoire de ne ; Histoire de ne plus dire.
Histoire ; L’histoire ; L’histoire d’une histoire ; L’histoire d’un grimoire Ouvert un soir De pages…et croire… Croire En une histoire, Histoire d’une plus histoire Que d’autres histoires.
Sans parole, Sans corolle, Soulever l’aurore, D’une robe, D’une rose : L’éclose sans parole.
Histoire, histoire Belle histoire La belle histoire.
Simplement, L’horizon halant, Couler.
En fonds d’orages, Gris de plage, Front d’une rage, Souffler.
Poser les armes. Marquer les larmes. Mon âme.

Blanche de page, Le bel hommage, Tribale, En eau rivale, Jouer.
Diamants, Les nuages en tombe, Fondre. Confondre. Se confondre. Répondre.
Mont de terre, Mirage austère, Goutter l’envers. Reflets d’hiver.

Temps; Tendre; Détendre; Retendre; L’arc ventre ; En corde d’étendre L’image Cabale Si sage Sillage Des vagues ; Divaguent Du partage De dague D’un sable En cale Bancale. Et de décade, Flotter : Ne pas couler.

Tant, Tangue, Tremble ; Tant De temps Sans temps En temps Des ans : Le temps !
Décale, Décalque, Déclame D’une claque, D’une plaque ; Défalque Les lames.
Mon âme pâle Parle sillages, Charades, Chamades, Rivages, Sauvages, Ravages D’une histoire.
Histoire ; La belle histoire ; Tous mes grimoires…

Les cent Sans pas S’emparent D’une parole, Simple aimant, Du doux amant, Qui ment, Dément, Reprend L’envol D’une croche Et Décroche La floche, Et Fauche La forge Du fort Des mors Aux morts De tes aïeux.

Grimoire, Histoire ; Gris moire, Hiss de foire : L’histoire d’une histoire. Dément, Du silence, Glisser. Défendre Les anges De magies En furtives Avances. Rêver.
Volutes et flûtes, De veules en feuilles, Crier.
Brunes et rousses, En sagaces glousses, Mes voiles, Délier.
Chanté, Le frais Portrait Porté De lices escarpés.
Eveiller. Surprendre.

Je surprenais mon regard à caresser les perles d’une mélodie sans pluie de non été. J’étais simplement le sourire d’un croisé cherchant le sien de miroirs mêlés. Les sons filaient lourds et enfoncés : Il y avait sûrement encore à passer. D’un rythme allongé, les chemins se creusaient. D’un, je flânais, m’arrêtais, observais les écloses sans fané, Les graines à semer, une âme à décoller. Par la voie d’un autre voile, au ciel subtil et coloré, les humes se devinaient, plus près.
Un soir de lune étrange,  elles gravaient l’archange, d’une encre vivante de non tresser.

Prêt à tout, Recommencer. Prêt à jour Reconsidérer. Prêt à cour Envoyer Balader. Prête à vous Reprendre Sans hésiter. Prête à vous Laisser Sans regret.
La toile d’un drôle de ciel d’aimer Racontait la trame de ses ânées.

J’écoute. Le même parlait en grés. Je regarde. Le sel mariait ses mets De fou en sens désiré. J’approche. Le miel tramait sans guet Toutes les transes d’espérer.
Qu’il est doux de le penser Sans qu’il ne soit déjà conjugué au passé.

J’aime, Tu aimes, Il aime, Elle aime, Nous aimons, Vous aimez, Ils aiment, Elles aiment.

Oublier. Oublier le froid d’un avoir été. Oublier l’été. Oublier d’aimer. Oublier. Oublier l’avoir. Oublier l’endroit. Oublier l’émoi. Oublier les soies. Oublier les fois Des voies des fois D’un moi En toit D’un autre moi. Oublier parfois. Oublier. Oublier tous mes gelés. Oublier l’altier. Oublier.

Repenser. Continuer. Exister.

***
…Juste un peu de temps…

***
…Simplement quelques instants…

***
…Maintenant…

***
« Restons amants »

Sans_titre

Posté par matoile à 23:03 - parenthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


21 février 2007

ilelleilelleilelle...etc...

Illuminé Lacéré
Envoûtante Liante Luxuriante Eclatante
Immaculé Léger
Etincelante Lancinante Larmoyante Etourdissante
Il Lui
Elle Lumière La même Elle aime
Il L’attend
Elle L’espère Laminaire En elle
Il L’entend
Elle Le vit La nuit Entière
Il La dit
Elle Le dit L’ami Enfui
Il L’a pris
Elle, L’envie, elle, elle, elle Libère En lui

… Chocolat, chantilly sans fraise…


- « Ramènes ta fraise ! »


Pays médiéval d’une ruelle à un craquement de bois.

- «  Combien de marches ? »

- «  je ne sais pas…juste assez pour avoir l’impression de grimper ailleurs. »

Musiques et non dits,
L’espace se remplit d’un autre lit
De silences et de nuits.

- « Encore ! »

Posté par matoile à 12:26 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

18 février 2007

folie,belle folie

Dialogue avec l’absent…

Hors des vues, rues et avenues,
sans que plus rien ne puisse se dire ,
faire et répondre d’un non advenu…

je serais bien restée au fond de la nuit par ses sans retenues.

 

Voilà donc ce qui tournerait par un oubli de lune
et qui m’emporterait en songe d’un non temps si bien venu.

J’ouvrirais mes crues en mon âme de nue
pour un air de même et si semblable vue…

 

De mots en attentes, les grains s’écouleraient et m’entoureraient,
volant mes fers par delà les brumes,

Où d’un regard et d’un souffle je brûlerais et me perdrais
dans les vagues de toutes ses trames brunes.

 

Légères, les paroles caresseraient,
accompagnant la main trouvant celle
qu’un faux hasard poserait dans la mienne,
pour quelques instants…

 

Et d’un accord, tout serait su, facile et bien entendu.

 

Par ses yeux,

je fondais d’infini,

de tous les feux agitant mon âme,

Pour que, de sans dieu,

je balance en grands outrages

tous ces vœux de pieux

Que l’on me soumet par d’autres preux.

L’approche hurlerait de silences,

Fourvoyant les cris de ces blanches

Enserrant les sens de tant de vengeances,

Et de sommeils vide en basses planches.

 

D’une fraction au néant si plein de mille archanges,

Je prendrais la fente tous mes océans de démence,

Pour voir enfin cette folie d’argent que seuls les fougues d’amants

Connaissent par la passion de leur partage d’ardents.

 

Mais l’absent tarde à me confondre.

Et je cours la steppe, félin, loup, affamée de le corrompre

A mes plus terribles aurores :

Celles de tous mes désordres de simple corolle.


- « Quelle folie ! Quelle humeur ! Quelle frivole ! »

- « Quelle ardeur ! Mais quel bonheur !

Je me ferais bien lame fleurie,

Pour être cueillie, accueillie

Et de quelques gestes, aimée,

Simplement pour ce que je suis déjà et à jamais serais! »

(matoile)

pho1_138311


Posté par matoile à 23:28 - parenthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

15 février 2007

je vais pas me fâcher!

Je m’balade et je m’installe Au bout de quelques rayons de fleurs. Voyez vous-même Comme le sang guette. Rien n’est fini sur les chemins d’ici. Encore une trame Et je détale Sans une trace de vert… Ou presque ! Et je m’balade et je m’installe Au bout de ces frêles rayons de cœurs. Voyez vous-même Comme le temps guette. Rien ne suffit sur les matins meurtris. Encore une flamme Et tu ramasses Tous les éclats de verre… Ou presque ! Et tu t’balades et tu t’installes Au bout de tes piètres mourrons de pleurs. Voyez vous-même Comme le sans guette. Rien ne punit sur les ouverts démis. Encore une flaque Et tu pourchasses Les cristaux d’hiver… Ou presque ! Et tu t’balades et tu t’installes Au bout de quelques rayons de fleurs. Voyez vous-même Comme le vent guette. Rien n’est sorti par les moulins de nuit. Encore des graves Et tu ressasses Tes oublis d’hier… Ou presque ! Alors, tu t’balades et tu m’installes Au sourd de tes lointains haillons de leurres. Voyez vous-même Comme le grand peine. Encore une malle Et je recale Tes adorables mers… Ou presque ! Alors, je m’balade et je m’installe Au bord de tous les bonheurs. Voyez vous-même Comme le franc pèle. Encore une balle Et je m’étale Sous mes humeurs guerrières… Ou presque ! *** (Je vais pas m’facher…non, non , pas aujourd’hui…quoique…faudrait pas trop pousser les bornes des limites ! hého !)                                                                                                     (matoile) ***

Le_Sommeil_Eternel_by_azurylipfe

Posté par matoile à 17:31 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

16 janvier 2007

insomnie

(Ecriture spontanée)…

Insomnie mon amie…

Je ne peux baisser mes yeux sur le monde. Il est trop laid et insipide.
Je voudrais rester mais le diable me tire par les pieds.
La terre, vilaine, alourdit chaque sereine de sa glaire.
Elastique, solide, les pieds s’enfoncent au plus profond de ses ventres.
La tête s’hérisse et se dissipe dans l’espoir d’une autre vitrine, plus légère.
Les bras s’appliquent à produire encore, mais sans but précis.
Le rêve est court, le jour bien long. L’équilibre se fait de ces temps de lents et sourds abandons.
Un suicide quotidien, fait de bruits et de pollutions diverses, transperce l’âme de part en part,
En éternels recommencements, vieillissants et usants.

J’ai perdu mon âme, un jour, il n’y a pas bien longtemps.
Sa vibration s’est dispersée au dessus d’une contrée humaine,
du haut d’un vallon humide et vert, surplombant la  mille clochers.
Suspendue sans prendre le temps de s’en démettre,
elle chante certaines nuits claires de pleine lune.

Vous ne l’entendez pas. Pourtant, je l’entends si fort parfois !...

Je voudrais tant revenir à moi…
Le miroir ne s’est même pas fêlé, juste dérobé.
L’eau ne sait plus répondre à mes émois.
Je ne suis presque plus là.

Insomnie, mon amie, je trépasse…

Je ne veux baisser les yeux sur ce monde.
Je n’y sens plus de ronde.
Elle est trop frêle et invisible.
Je voudrais laisser mais la flamme brûle tous les aimés.
La scène, rebelle, engourdit chaque murène de son glaive.
Faciles, dociles, les usuriers m’engoncent au plus bas fonds de leurs outrances.
La cène s’érige et se décline dans l’espoir d’une même réplique, tout aussi sensible.
Les draps s’aiguisent à trop cuire d’or, mais sans cru décis.
La neige est douce, le jade bien fou.
L’épi vrille se perd de ces ans de menthes et de fourbes oraisons.
Un sus cid quasi matin, fait de rires et de polis malins divergents,
traverse la trame de femme en flamme, en infinis renoncements,
viscontiens et triomphants.

J’ai trouvé mon âme, un matin, il n’y a pas si longtemps.
Sa vive, halcyon, s’est figée au-delà des collines d’une forêt inhumaine,
du gros d’un buisson futile et clair, saisissant l’horizon d’un ricochet.
Sans entendu, sous la prise d’un aimant à m’en remettre,
elle fend certains chemins vains de pleine lune.

Vous ne le sentez pas.
Pourtant, je le comprends si mors d’effroi !...

Je pourrais tant revenir à moi…
Le dit roi ne s’est même pas envolé, juste posé.
L’eau ne croit plus en répandre les revoirs.
Je ne vis presque plus, lasse.

Insomnie, cette amie, la disgrâce….


amoureux

(matoile)

Posté par matoile à 02:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

10 janvier 2007

fredaine...rengaine...

…Une parenthèse…ancienne…

                                                            Fredaine, rengaine…

« « « Mon souffle vient balayer l’embrun d’un front,

dessinant l’océan tranquille d’un songe, ouaté par le clos de ses yeux.

Mes lèvres glissent, lissent, en plumes, le grain de peau.

Puis d’une paupière à l’autre,  elles parcourent chaque joue, chatouillant les commissures d’un rictus réflexe. D’une longue inspiration, la gorge offre son tendu, généreux et souple, au petit échappé de narines félines. La bouche appelle, en plaisir silencieux  et frémit de discrétions, perlant de mes lèvres.

Elles réclament, gourmandes, un peu de ce fruit,  goûtent, explorent chaque millimètre de cette  délicate, avancent encore plus loin, en extase… Le désir mordille, comme le sont ces charnues, par quelques dents, doucement, délicieusement.

Il faut glisser d’un bout à l’autre, sentir du bout des lèvres la respiration profonde, dégageant plus encore ce coin caché, juste sous cette oreille devinant ma propre vibration. Mon souffle se fait lent et retenu, par chacune des parcelles de peau parfumée dont je me nourris, maintenant.

A simuler une croque douce, l’excitation grimpe en subtile frayeur. Une jouissance de peau presque insupportable,  des frôlements appelant des touchers plus appuyés, une crinière d’ange caressant le hasard de mes paressées, Sans hâte, et les doigts s’en mêlent.

Ils prennent, hésitants, puis sûrement, la chaleur d’un être,  cherchent, de-ci, delà, la pièce de soie, s’enivrent, griffent d’impatience, se relèvent  l’instant d’après, faisant vibrer encore et encore plus profondément.

Ils accompagnent, mélodieux, ma peau sur la sienne. Le corps tout entier se livre une seconde, puis se retranche, laissant la place à des musiques, rythmant mes phrases.

Un torse se coulisse, une poitrine s’empoigne, et la descente s’amorce plus bas, brûlante, intime, criante… L’âme panique un peu, de l’un, de l’autre, de gestes maladroits et pressés. Il faut apaiser l’affolante. Le creux de cet entre-deux est si fin, sensible à mes touchers.

Une face, une demi vue délicieuse. Un recto, un demi non vu, celui où tout est encore à découvrir et à sentir, réclame son dû…

Pas le temps.

Le corps ne peut résister plus loin et explose en libérations salvatrices.

Alors, une autre approche, plus lente, plus patiente, moins exigeante, fait choisir l’endroit ou l’envers du lieu, et parcourt les lignes, en éclaireurs. Tout est bon et sucré. L’odeur s’élève et laisse flotter un parfum envoûtant…

Non, ce ne peut être la fin !

Prendre un autre moment, un autre chemin, revenir, repartir encore.

Le jeu s’inverse et l’invite devient l’autre par l’un…

Découvrir en nouvel instant, différent d’un « il était une fois, une première fois,

comme à chaque fois, des milliers de fois. Et il est encore une fois… » » »

petit_prince_des__toiles

Posté par matoile à 23:18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

prélude

L’introduction…

Un voile satiné couvrait la ville cette nuit là.

Le bord de chambre improvisait, à la hâte, deux perdus au creux des sans mondes…

Le plancher craquait de vieux bois au pas de l’amant de l’instant.

Il attendait, impatient, accoudé à la table, éclairé du vacillement instable d’une bougie.

Il avait entendu, retenu, bu, pensé et ressassé tous les bouts de phrases, gloussés de cette gorge désirée longtemps…trop longtemps.

Le talon claquait de surprise à  la vue du reposer de l’ombre. Il devinait le vif de ce regard, excité et amusé, qui le narguait.

Il fallait juste croire et se laisser surprendre d’un frôlement, d’un appuyé de doigt plus précis, d’une chaleur langoureuse lissant un morceau de peau, d’une secousse encore à croiser la griffe et le croc avisé.

Une douce folie le submergeait, empoignant, au hasard du passage, la subtile.

- « sens-moi, je suis là »…murmurait-elle à l’oreille,

- « touches-moi, goûtes-moi lentement, mais retiens-moi, tout près. »

Enduite d’huiles vanillées et fruitées, de son corps émanait une toute autre senteur, plus acre, plus piquante, plus désordre…désir...

Il exhalait de chaque pore, suant, envahissant la peau de l‘un à l’autre.

Elle coulissait un, deux, dix doigts, détaillant chaque pièce offerte, s’attardait un peu à ce frisson, repartait encore, gourmande et dégustait, de lèvres et langue mêlées, le festin étalé. Elle gémissait parfois des retours de son entre jambe réveillé.

La proie s’agitait et elle devait guider l’avance.

Elle arrêtait un temps, observant la panique et relançait en objet ferme et pulsatile, jouant de glissements et de mouvements ondulant de ses deux mains. Elle tardait puis se décidait à joindre les chairs en bouche jusqu’à boire, d’un dernier coup de rein d’estocade, l’élixir si attendu. Salé à souhait, il la remplissait de saveur. Elle l’enfourchait, rapide et brûlante, l’emportant en explosion létale…

Elle n’avait pas remarqué qu’il ne se fût pas déplacé. Il était resté là, collé à la chaise, incapable de s’orienter dans la bourrasque de ses fougues. Elle l’attirait vers une ombre plate, basse et sourde, froissant tous les draps enveloppant la couche. Elle souriait en le regardant reprendre peu à peu ses esprits. La mise en bouche ne faisait qu’éveiller ses sens en alerte, plus colorés, plus bruyants… Prélude d’une danse à deux…

 PF_1387098_Le_Reveil_Posters

 

Posté par matoile à 22:49 - parenthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0]